Affichage des articles dont le libellé est Genre Dystopie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Genre Dystopie. Afficher tous les articles

lundi 16 mars 2020

Dégénérescence, de Léna Jomahé






Titre : Dégénérescence
Auteur : Léna Jomahé
Date de sortie : Décembre 2019
Thèmes : Young Adult, Dystopique
Prix : 14€99 Format Broché
Maison d’édition : France Loisirs
Note : 10/10


Résumé : 

La princesse Addy souffre de DOV, la dégénérescence des organes vitaux, une maladie incurable qui n’affecte que les nobles.
Un seul espoir de survie : se faire transplanter des organes prélevés sur ceux qui vivent dans les zones les plus pauvres du Royaume. Parmi eux, le jeune Julian rêve de révolution…


Mon avis : 

Je ne connaissais pas du tout le plume de Léna Jomahé avant de la découvrir dans l'envoi de ce service presse par les éditions France Loisirs. Que dire hormis que « Dégénérescence » fut une belle lecture !
Un roman dystopique qui m'a conquise au fur et à mesure que je l'ai lu. Je suis entrée dans le monde unique qu'est le Royaume d'Amérique avec ses propres règles qui le régissent.

Dans cet univers particulier mais proche du nôtre, j'ai fait la rencontre de deux personnages bien mis en avant : Addy, la future riche héritière rebelle d'Amérique, et Julian, un jeune homme pauvre qui vit dans une case inférieure.
Ils ont tous deux des personnalités très distinctes, ils ne sont pas du même niveau de vie et pourtant ils ont tout autant envie l'un que l'autre que le système mis en place change !

Je me suis très vite prise d'affection autant pour Addy que pour Julian. Addy est une princesse qui règnera bientôt sur l'Amérique, elle a du cœur et des convictions qu'elle compte bien défendre coûte que coûte. Julian, de son côté, m'a émue tant par ses conditions de vie que par son tempérament.

Deux protagonistes que j'ai voulu épauler dans leur folle aventure. Le point négatif de cette histoire, c'est le décor de l'histoire qui n'est pas assez développé. En effet, les différentes classes du peuple qui se divise entre le palais, le grenier et la cave ne sont pas trop décrites, ce qui est malheureux, cela aurait pu donner encore plus de relief à cette histoire si j'avais pu en savoir plus sur les conditions de vie de tous.
Malgré cela, j'ai aimé ma lecture, les tournants et rebondissements que vont devoir vivre Addy et Julian.

Léna Jomahé a su avec facilité et rapidité m'emmener dans le Royaume d'Amérique grâce à sa plume limpide et entraînante.
La fin est loin d'être prévisible, j'en ai encore le cœur en miettes.
Une belle histoire qui fut menée avec beaucoup de justesse, d'intelligence et de réflexion de la part l'auteure.

Merci aux éditions France Loisirs pour le service presse.




samedi 20 avril 2019

Airstronomy, de Johanna Marines


 
Titre : Airstronomy
Auteur : Johanna Marines
Date de sortie : 4 Aout 2018
Prix : 18€
Thèmes : Anticipation, Écologie, planète
Maison d'édition : Mots en flots
Note : 10/10

Résumé :

Ère Cassiopée, 2216
Imaginez un futur où la montée des eaux aurait redessiné le contour des continents. Un monde ravagé par l'Homme où la faune et la flore ont totalement disparu. Pire, un monde où le simple fait de respirer est devenu mortel.
Dans une cité rongée par le sel et les embruns, les derniers habitants de cette planète tentent de survivre en haut des gratte-ciel. Mais comment vivre ses rêves quand l'air lui-même se vend et s'achète comme un vulgaire bien de consommation ?
Plongez au cœur des bas-fonds malfamés de Toronto et transgressez les interdits de cette ville qui ne dort jamais. Mais prenez garde, car dans cette cité où tout n'est qu'illusion, gangrénée par l'eugénisme et les manipulations génétiques, un parfum de rébellion flotte déjà dans l'air.
Nul doute, vous n'en sortirez pas indemnes...


Mon avis :

La Terre est en 2216, l’ère Cassiopée.

Les eaux sont montées, les continents ne sont plus ce qu'ils étaient, il n'y a plus d'animaux, la nature est un lointain souvenir... Ce que nous avons connu fait simplement partis des souvenirs, des cours d'histoire et des musées.

Les humains se font désormais opérer à la naissance pour qu'on leur intègre, dans le dos, des bouteilles d'air comprimé évolutives avec leur croissance et rechargeables à domicile.

L'air est irrespirable, l'oxygène s'achète et se paye cher.
Il est pourtant vital.

La population est divisée en trois castes :
  • Les Gold, les riches, au sommet des gratte-ciels.
  • Les Pewter, la classe moyenne, juste en dessous.
  • Les Iron, les pauvres qui vivent dans les bas-fonds.

Maïa est une Pewter de 24 ans, en seconde année d'internat de médecine. Elle vit avec sa mère et sa petite sœur. Son seul et unique véritable ami est Naos, un Gold. Il travaille dans le même hôpital qu'elle. Ensemble, la vie leur semble meilleure.

La jeune femme a un but : intégrer le service de recherche scientifique fondée par son père décédé et découvrir la vérité sur sa mort... Mais aussi connaître les origines de son monde actuel. Leurs dirigeants ne mentent-ils pas au peuple ? Quels sont les secrets qu'ils ne veulent surtout pas que les gens découvrent ?

Airstronomy est un roman hors norme, je n'en ai jamais lu de pareil et c'est un véritable coup de foudre ! Je découvre au passage la plume de Johanna Marines qui m'a clairement embarquée dans ce futur anticipé de notre planète et qui a de quoi nous faire frissonner... Car nous y allons droit dedans !

On sent que l'auteure a fait un travail de fond et beaucoup de recherches. Ce qu'elle nous livre est remarquablement réel. On touche beaucoup à l'écologie, au futur et aux différentes formes de survies possibles.

Ce livre est un one-shot étonnant et addictif !
Je me suis énormément attachée à Maïa, qui est un mix entre les courageuses et combatives Katniss (Hunger Games) et Tris (Divergente), en version adulte. La jeune femme est une battante et elle forme un sacré duo de choc avec son Naos !

Vous vous demandez si une romance est développée ?
Pas vraiment.
On ne peut pas qualifier Airstronomy de romance.

Personnellement, si vous êtes comme moi et que vous avez du mal à vous plonger dans un roman s'il n'y a pas une pointe d'amour dans l'air, n'ayez pas peur, cette histoire est tellement hors du commun qu'il serait dommage de s'en passer ! Il y aura de l'amour, plus tard...

Prochainement, je vais lire la nouvelle sortie de Johanna : Cendres.
Une lecture de genre Steampunk dans la ville de Londres. J'ai hâte ! Je n'ai pas lu ce genre depuis la série Victorian Fantasy de Georgia Caldera !

En attendant, filez sur le site des éditions Mots en flots pour acheter Airstronomy en format papier (seulement en ebook sur Amazon) ! Il est juste sublime, et je salue au passage, le remarquable travail de graphisme de Leila de Chez CLM ! Foncez !



dimanche 24 février 2019

Alcyon, tome 1, de Laurie Becker





Titre : Alcyon, tome 1
Auteur : Laurie Becker
Date de sortie : 21 février 2019 
Thèmes : Amour, Secrets, Dystopie
Prix : 4€99 Format numérique 
 Maison d'édition : Plumes du web
Note : 9/10

Résumé :

2078. Le monde tel que nous le connaissions n’existe plus, ravagé par la Catastrophe.
Les plages de Californie : rayées de la carte.
La statue de la liberté : écroulée.
Les continents : engloutis. 
Tout ce qu'il reste du monde, ce sont cinq petites îles parfaitement régies, contrôlées et définies, constituant une seule et même nation : New-Islands.
Emerson Kindell, fille du Roi, se voit promise contre son gré lors d’une compétition sordide et pleine de failles.
River Hadley, habitant de l’île la plus pauvre, est aussi contraint de participer. Mais il s'est fait une promesse : jamais il ne gagnera ce jeu.
Il ne veut pas d’Emerson, elle refuse le sort qu’on lui réserve. Pourtant, une alliance va naître dans le chaos. Ils vont devoir jouer. Mais avec leurs propres règles.

Mon avis :


60 ans se sont écoulés depuis que la Catastrophe a détruit le monde tel que nous le connaissons. Nous sommes maintenant en 2078, la nouvelle population est redistribuée sur de petites îles qui abritent toute une population différente des autres.
C'est dans ce nouveau monde que va se produire une compétition : le couple royal Kindell veut que leur première fille, Emerson, trouve son futur mari.
C’est dans ces conditions que naît, entre 8 prétendants, une lutte acharnée pour le cœur de la princesse. Parmi eux il y a River, un jeune homme qui vient de l'île la plus défavorisée.
Entre lui et Emerson, les affrontements vont être électriques.
Qui des prétendants d'Emerson conquerra son cœur ?

Le premier tome de cette duologie dystopique m'a excessivement plu.
Il a nettement frôlé le coup de cœur s'il n'y avait pas eu parfois un peu de manque de peps dans certains passages.

J'ai adoré Emerson, alias Emy, elle est bien loin des princesses que j'ai d'ordinaire l'habitude de croiser dans un roman.
Elle, elle n'a pas envie de strass et paillettes, d'avoir une couronne sur la tête et de gouverner un peuple trop disparate.
Son rêve, c'est d’intégrer la garde, c'est une guerrière. C’est surtout son tempérament qui m'a fait l'aimer, mais aussi sa curiosité qui est piquée autant que la mienne par River.
Elle n'est pas dupe, elle comprend très rapidement à quel jeu joue son prétendant.

River est un jeune homme absolument adorable. Oui, il ne renvoie pas une excellente image de lui lors de la compétition, mais c'est normal quand on sait pourquoi il n'a aucune envie d'y être. Ses échanges à l’insu de tous avec Emy sont extra, on voit qu'il a des valeurs, un grand cœur et qu'une fois que River a donné sa parole, il ne recule devant rien pour tenir ses engagements quitte à y perdre la vie.

Ce duo est juste parfait, j'ai senti entre eux une alchimie qui ne fait que grandir au fil de ma lecture, j'ai hâte de savoir ce qu'ils me réservent dans la suite de leur aventure.

Pour ce qui est des personnages secondaires, je vais surtout pointer du doigt les parents d’Emerson. Le couple royal Kindell me débecte.
Je m'attendais à avoir des parents aimants, qui ont organisé toute cette mascarade juste pour que leur fille trouve peut-être l'homme de sa vie qui gouvernera plus tard avec elle.
Mais non, je me retrouve plutôt face à des personnes sans une once d'amour parental qui ne pense qu'à leur petit bonheur à eux, quitte à jeter leur première fille entre les bras d'un prétendant qui n'en a strictement rien à faire d'elle.
Je les trouve révoltants, ils sont immondes, tout comme leur seconde fille Harmony.

Pour ce qui est du roman en lui-même, il m'a fortement plu, tant par le décor qu'implante Laurie Becker que par les conversations pimentées entre Emy et River. Je trouve que l'auteur a joué une carte originale avec son histoire en créant cette hélice avec les îles qui ont toutes une signification et une couleur.
Elle montre que même après la disparition de notre monde, les nouveaux occupants utilisent encore le pouvoir pour dissuader, découper et confronter la population. C'est une approche très bien instaurée dans le récit.
L'écriture de Laurie Becker a certes quelques petits accrocs, dont parfois cette retombée dans le rythme de l'intrigue, mais elle m'a tout de même prise dans ses filets en me proposant une histoire ensorcelante et atypique.

En bref,

Un premier tome qui me laisse sur les nerfs, je veux lire impérativement la suite.

Merci aux éditions Plumes du Web pour ce service presse.



samedi 23 février 2019

Anarchie, de Megan Devos


Titre : Anarchie (tome 1)
Auteur : Megan Devos
Date de sortie : 30 Janvier 2019
Prix : 19€ format broché
Thèmes : Dystopie, Guerre de clans
Maison d'éditions : JC Lattès
Note : 5/10

Résumé :

Dans un monde divisé en clans, sans gouvernements ni lois, Hayden, vingt et un ans, est le chef respecté des Blackwing  : fort, loyal, juste, il assure la protection de sa communauté. Quant à Grace, elle est la fille du chef des Greystone, un clan adversaire. Difficile pourtant de ne pas succomber à ses doux yeux verts et son agilité… Lorsque Grace est blessée au cours d’une mission, Hayden choisit de la sauver.
Elle représente l’ennemi, elle est sa prisonnière et en sait bien trop sur Blackwing… Comment lui faire confiance, à elle qui a été entraînée pour le tuer  ? 

Mon avis :

Le monde est différent, la guerre a tout changé.

Dans une Angleterre dévastée par les bombes, des clans se sont formés et s'opposent les uns aux autres.
La vie quotidienne est gérée grâce à ce qu'ils restent de l'ancien Londres.
Et pour survivre, il faut voler.

Hayden n'a que 21 ans et il est pourtant le chef du clan Blackwing.
Sérieux, protecteur, entouré de ses deux meilleurs amis et de ses proches il fait tout pour assurer la survie des gens vivants dans son camp.

Durant une opération nocturne chez le plus puissant des clans de la région, les Greystone, il se fait prendre sur le fait par une jeune fille, qui, prise de pitié lui dit de partir !

Qu'elle n'est pas sa surprise de la retrouver peu après, en plein jour avec des compagnons à elle, en ville... Abandonnée par ses pers et blessée.
Se sentant redevable, lui et ses amis l'emportent avec eux.

Grace est prisonnière du jeune homme, personne ne voulant s'occuper d'elle, elle habite sous le toit d'Hayden. Ce qui provoque quelques soucis au quotidien. Seule, dans un milieu lui étant hostile, la jeune fille n'a qu'une envie : rentrer chez elle. Mais malgré l'apparente bienveillance de son hôte, cela lui est impossible !
 
Et la situation serait encore pire si le jeune homme apprenait qu'elle était la fille du chef Greystone...

Anarchie est le premier tome d'une trilogie.

L'histoire était prometteuse, l'action est là mais c'est assez répétitif.
En ce moment, je trouve très compliqué de trouver une bonne dystopie à lire.

Ce roman manque de profondeur à mon goût. Je suis sûre qu'on passe à côté d'un tas de choses qui aurait pu être mises plus en avant. Il me fut très compliqué de m'attacher aux personnages. Le texte est si simple, fluide, c'est clairement une lecture pour les adolescents. Et dans ce cas-là, je ne serai pas sévère dans mon jugement. Mais au vu et au su de certaines scènes érotiques explicites dans le roman, cette excuse n'est pas valable.

On apprends dés le début que le monde tel qu'on le connait a disparu sous les bombes, ça sent le complot à plein nez et je pense que c'est ce côté politique qui n'a pas été mis en valeur contrairement à la romance entre les personnages principaux.

J'ai vraiment senti ce qu'il aurait pu en être lors du dernier chapitre, là j'ai vraiment touché du doigt ce qu'il avait manqué à l'histoire. Cette ambiance sombre, de guerre, dramatique... J'espère que les suites seront meilleures même s'il n'est pas sur que je continue l'aventure pour ma part.

Une petite déception donc, mais je pense que la tournure de l'histoire et des événements peut passionner un grand nombre d'entre vous.

Je remercie les éditions JC Lattès pour ce service presse.


jeudi 28 décembre 2017

Destinés 2 - Les Sentinelles, de Lucie Barnasson



Titre : Destinés 2 – Les sentinelles
Auteur : Lucie Barnasson
Date de sortie : 9 Novembre 2017
Prix : 19€ format broché
Thèmes : Epreuves, amitié, romance, magie
Maison d'édition : Mots en flots
Note : 7/10

Résumé :

Lénia et Tristan sont enfin confrontés au difficile apprentissage des futures sentinelles. Et comme ils s'y attendaient, la vie sur le camp est loin d'être de tout repos. Entre entraînements, trahisons et révélations, l'univers de Lénia et ses amis va à nouveau être bouleversé. La jeune rebelle devra alors se préparer à affronter un ennemi qu'elle n'attendait pas.
Qui est-il, et surtout... qui est-elle vraiment ?

Mon avis :

Lénia, Tristan et leurs amis ont quitté leurs familles pour intégrer la formation des Sentinelles. Les couples sont séparés et les épreuves démarrent sans attendre.
Seront-ils assez forts pour supporter tout cela ?
Lénia va également devoir faire face à ses souvenirs de ses vies antérieures et cette partie sombre tapie au fond d'elle qui attends son heure et n'hésite pas à faire surface à certains moments...

Ayant lu le premier tome de Destinés il y a un an, j'ai perdu un peu le fil des personnages au début. Il y en a beaucoup.
Lénia et Tristan sont toujours aussi amoureux, puissants et égaux à eux-même ! Malgré la distance, ils restent proches d'une façon bien pratique et nous avons la chance d'avoir leurs deux points de vues.

Eux et leurs amis enchainent les épreuves à un rythme effréné, j'ai parfois eu du mal à imaginer certaines parties et enchainements.
Cela m'a fait un peu penser à Divergente quand Tris est dans sa faction et doit tout faire pour ne pas se faire éliminer, à la différence prés que Lénia n'a pas les faiblesses de Tris et s'en sort toujours bien dans l'ensemble !

C'est un des points qui m'a agacée dans ce tome 2 : la trop grande puissance de Lénia, pas de faiblesses et toujours la meilleure. 

Le gros point fort de cette suite, c'est cette double personnalité sombre dont je parlais plus haut. Elle est pour moi la grande nouveauté de l'histoire et qui nous fait frémir, car on ne sait jamais à quel moment elle va apparaître ! C'est un personnage à part entière amené de manière originale et instaurant une sorte de terreur chez Lénia et ses compagnons. 
 
Je diviserai ce roman en deux parties : Les sentinelles et le « aprés » ! 
 
Autant la partie chez les sentinelles m'a semblé plutôt répétitive, autant la suite j'ai adooooréééé ! J'aime la façon de Lucie Barnasson de transposer son monde dans une France future et de mettre ses villes sous des dômes. 
 
Dés la fin, on sent que la bataille finale va être difficile, il y aura certainement des pertes et j'espère quand même que Lénia ne comptera pas toujours sur ses pouvoirs pour s'en sortir !

En conclusion, j'ai bien apprécié ce second tome mais pas autant que le premier, il y avait pour moi trop de personnages à suivre et donc certains un peu oubliés. Malgré cela, c'est une excellente dystopie qui va faire le bonheur des amateurs du genre !

Je remercie les éditions Mots en flots pour ce service presse.

#Aurélie






dimanche 8 octobre 2017

L'homme de feu, de Joe Hill




Titre : L'homme de feu
Auteur : Joe Hill
Date de sortie : 31 mai 2017
Thèmes : Dystopie, Thriller, Biologie
Prix : 23 €Format Broché
 Maison d’édition : JC lattès
Note : 7/10

Résumé :

Dans un monde apocalyptique, Harper, jeune infirmière atteinte d'un virus qui fait apparaître des tatouages brûlants sur sa peau, tente de survivre. Elle n'est pas la seule, mais sans remède, les malades sont traqués par des milices. Abandonnée par son mari alors qu'elle était enceinte, elle rencontre et suit l'homme-feu, capable de contrôler le feu qui brûle les humains infectés.

Mon avis :

La terre est touchée par une horrible contamination qui se propage rapidement. Les individus qui peuplent notre vaste planète voient peu à peu apparaître sur leur corps des tatouages qui les font littéralement prendre feu.
Dans ce monde qui semble au bord du chaos, j'ai fait la connaissance de Harper Saul, une infirmière qui aime son boulot et qui est aux premières loges depuis le début de la contamination du phénomène « Écaille de dragon ».
Voulant aider son prochain, la jeune femme s'aperçoit très vite que des marques apparaissent sur sa peau. Le seul problème est qu'elle est enceinte.
Apeuré, son mari s'enfuit. C'est dans ces circonstances qu'Harper part pour le Camp Wyndham où vit un groupe de personnes menées par Nick et Allie.
Dans ce camp, la maladie semble être sous contrôle grâce à l'aide de Nick. Aurait-il un remède au mal qui enflamme le monde ?

"L'homme-feu" fut une lecture assez dure pour moi. Dure dans le sens où il faut un long moment avant qu'il y ait de l'action dans ce roman. Certes, l'auteur pose bien les bases de son histoire en détaillant vraiment tout ce qui alimente la maladie, mais je pense qu'il aurait pu sur certains aspects être moins pointilleux.

Lorsque enfin l'action arrive, je dirais quand Harper prend le chemin du camp, j'ai été plongée la tête la première dans un monde post-apocalyptique où la seule chance de pouvoir s'en sortir vivant est de se serrer les coudes. Les personnages très nombreux sont bien travaillés, on voit apparaître au fil des pages chacune de leurs personnalités.

Celle dont j'ai envie de plus vous parler, c'est Harper. Cette femme enceinte est très audacieuse. Lorsqu'elle se réfugie dans le centre, j'ai ressenti son soulagement de pouvoir peut-être donner naissance à son enfant avant que la maladie ne la rattrape.
Elle veut voir vivre le petit être qu'elle abrite coûte que coûte, quitte à faire des choix égoïstes. Sauf que peu à peu, j'ai vu au travers d'elle les choses se dégrader, aussi bien dans le camp qu'à l'extérieur. J'ai senti la tension qui pèse chaque jour sur ses épaules.
Elle vit de nombreux retournements de situation qui réduisent chaque fois ses espérances à néant.
J'ai eu souvent le cœur serré en voyant comment le malheur s'acharnait sur elle. Je voulais la soutenir, lui dire qu'elle y arriverait, que son enfant verrait le jour même si rien n'est gagné vu que la contamination prend de plus en plus de vie.

Pour ce qui est de la maladie, je la trouve très bien décrite et imaginée. L'auteur l'explique facilement en utilisant des mots pas trop savants pour que tous les lecteurs les comprennent. Avoir l'idée de se servir des corps humains comme transmetteurs de la maladie fut bien pensé et en même temps très flippant. Soit vous mourez brûlé vif après que la maladie se soit entièrement développée en vous, soit vous vous retrouvez vivant avec la maladie qui vous permet d'accéder à des dons.
En gros en premier choix, vous mourez dans d'atroces souffrances et en deuxième option, vous avez la maladie en hibernation qui peut à tout moment se déclarer et vous transformer en torche humaine. Sympa comme programme vous me direz.

Je lis pour la première fois des écrits de Joe Hill, et je dois dire qu'il est le digne fils de son père. Il a les gènes pour faire peur à ses lecteurs tout en ayant son propre style et une écriture très descriptive qui lui fait quelques fois traîner les choses en longueur. Dommage. Je pense lire très prochainement Nosfera2 qui m'a été chaleureusement recommandé par une adepte des écrits de la famille King.

Merci aux éditions JC Lattès pour ce service presse.


#Clarisse 

mercredi 10 mai 2017

Transférés, de Kate Blair




Titre : Transférés 
Auteur : Kate Blair
Date de sortie : 13 avril 2017
Thèmes : Dystopie, Virus, Jeunesse 
Prix : 16€95 Format Broché 
Maison d’édition : Michel Lafon, collection jeunesse 
Note : 3/10

Résumé :

Dans un futur proche, l'humanité a trouvé le moyen de soigner facilement les malades : transférer les maladies aux criminels, qui sont parqués dans des ghettos à l'écart de la société. 
C'est dans ce monde qu'est née Talia Hale. À seize ans, elle est la fille du peut-être futur Premier ministre d'Angleterre. Alors qu'elle est atteinte d'un rhume pour le plus grand dégoût de son entourage, elle va subir son premier Transfert. Mais rien ne va se passer comme prévu et Talia va sauver une petite fille d'une agression. Une petite fille qui vient des ghettos et qui va pousser Talia à découvrir l'envers du décor et l'horreur d'un système déshumanisé. 
Talia va désormais tout faire pour empêcher son père d'aggraver la situation des bidonvilles, pour sauver ses nouveaux amis qui y habitent et rectifier une société où la frontière entre bien et mal est plus floue que jamais. Elle devra briser le cocon doré dans lequel elle a grandi et être prête à combattre tout ce en quoi elle a cru.


Mon avis :


Étant fan de la littérature du genre dystopique depuis quelques années après avoir lu dans un premier temps la série Divergente qui avait été un grand coup de cœur, lorsque j'ai lu le résumé de Transférés, j'ai tout de suite su que je voulais lire ce roman. 


Malheureusement, Transférés est pour moi une énorme déception. J'ai mis presque 2 semaines pour lire les 263 pages qui le composent. Je l'ai arrêté au moins 4 fois avant de prendre la décision de l'entrecouper avec un autre roman pour essayer de ne pas le laisser définitivement de côté. J'ai lutté, je me suis accrochée pour arriver à le lire jusqu'à la fin. Une fois terminé, mon ressenti reste le même, ce roman est une belle déconvenue.

Pour nous faire découvrir ce nouveau monde, nous sommes plongés dans la vie de Talia, la fille d'un sénateur qui est en pleine campagne électorale et qui manque cruellement de succès. Alors que Talia Hale doit subir un transfert à l'hôpital afin d'éliminer un vilain rhume, la jeune fille se retrouvera témoin de l'agression d'une fillette qui disparaît juste après l'altération. 
Dès lors, les médias font d'elle une héroïne, ce qui tombe à pic pour la notoriété de son père. Sauf que Talia n'en a que faire, elle veut savoir comment va la fillette. Pour cela, elle prendra de lourdes décisions qui changeront à jamais sa vie de privilégiée.

Le seul point positif que je retire de ce roman, c'est mon attachement aux personnages, surtout à Talia. Je me suis vite prise de sympathie pour cette jeune fille des quartiers aisés qui a de la compassion pour les autres. Elle ne reste pas dans sa petite bulle de luxe et n'hésite pas un instant à se mettre en danger pour aider des personnes dont elle ignorait tout il y a encore peu de temps. C'est grâce à elle surtout que j'ai voulu terminer ce livre.

En ce qui concerne l'idée de base, qui avait vraiment de quoi me plaire, elle n'a pas fait mouche. L'histoire se déroule dans un futur non daté où la moindre maladie n'a plus d'impact sur la population riche. Oui, les personnes dites aisées ont la possibilité de faire Transférer leur maladie à des criminels. Une façon très futuriste de faire payer leur peine à ces derniers, à cause des délits qu'ils ont commis. 
Avec ce concept, Kate Blair ne pouvait pas faire plus original ! Néanmoins, je trouve qu'il n'y a pas eu assez de développement. Tout comme le reste du roman, cela manque de profondeur. 
L'auteur avait de quoi faire, elle aurait par exemple pu mieux mettre en avant les inégalités entre les membres de la population. 
Même si sa plume est assez fluide, je trouve qu’elle n'a pas su mettre son sujet en avant, elle avait de la matière mais n'a pas réussi à l'utiliser, ce qui est dommage.

En bref,

Un roman qui pour moi n'est pas une réussite. Malgré un résumé intéressant et une couverture très bien travaillée, je reste sur mon premier sentiment de déception, Transférés ne m’a pas autant fait rêver que je l'espérais.

Merci aux éditions Michel Lafon pour ce service presse.

#Clarisse

mardi 7 mars 2017

The Ones, de Daniel Sweren-Becker

1793259130


Titre : The Ones
Auteur: Daniel Sweren-Becker
Date de sortie : 6 Octobre  2016
Prix : 17€ en broché
Maison d’édition : Hugo&Cie collection New Way
Note : 10/10

Résumé :

Cody a toujours été fière d’appartenir aux Ones. Son petit ami, James, et elle font partie du 1% de chanceux sélectionnés à la naissance par le gouvernement pour être modifiés génétiquement. Aujourd’hui, les Ones excellent en tout : ils sont beaux, talentueux, intelligents, sportifs… Mais pour certains, c’est une injustice. Et le mouvement Equality profite allégrement de la jalousie et de la peur montante au sein de la société, pour gagner des voix et imposer son parti. Le gouvernement américain montre alors sa face la plus sombre et les Ones deviennent illégaux. Alors que la frontière entre bien et mal se brouille, Cody rejoint un groupe de radicaux qui ont bien l’intention de préparer la révolte. Et James commence à se demander jusqu’où elle pourrait se battre….

Avis :

J’attendais cette dystopie avec beaucoup d’impatience, le facteur ayant joué avec mes nerfs et ceux de Déborah de Hugo Romance, il s’est fait attendre, mais après moultes péripéties il à finit par arriver entre mes mains. Joie dans mon cœur, à ce moment là j’ai tout abandonné pour me plonger dedans. Et je ne le regrette absolument pas.

Pour ceux qui me suivent vous savez que j’affectionne particulièrement la collection New Way et une fois de plus je n’ai clairement pas été déçue. Si vous pensez vous plongez dans une dystopie lambda, je vous arrête tout de suite ce n’est pas le cas.

Ici les personnages sont dès le début pleinement conscient  de leurs différences, tout le monde le sait. Les Ones sont 1% de la population, ils ont été génétiquement modifiés pour atteindre la perfection. Toute la population le sait, ils vivent tous côtes à côtes. Mais un jour tous bascule et les Ones se retrouvent en danger, ils n’auront pas le choix si ils veulent survivre ils vont devoir faire des choix et se battre pour rester ceux qu’ils sont.

Après tous ce n’est pas eux qui ont choisi d’être ce qu’ils sont, alors pourquoi devraient-ils accepter qu’on leurs reproches aujourd’hui cette différence? Mais en même temps pourquoi eux devraient avoir le droit d’être des êtres exceptionnel alors que d’autres se battent pour réussir dans la vie?

Un dilemme intéressant qui sans toutes ces modifications génétiques, n’est pas sans nous rappeler l’éternelle question de notre propre vie? Pourquoi certains ont tout et d’autres n’ont rien?

Le personnage de Cody m’a totalement bluffé, cette jeune femme pleine de ressource n’est pas prête à se laisser abattre, elle veut se défendre coûte que coûte. Face à la menace que représente le groupe radical « Egalité » elle ne supporte pas d’avoir uniquement le choix de disparaitre, elle choisit donc de se battre auprès d’un  groupe radical mené par Kai. Une fille surprenante que j’ai aimé suivre jusqu’a la fin.

James quand à lui m’a profondément agacé. C’est le petit ami de Cody, mais il est malheureusement pris au milieu de tous ça étant un Ones également, avec une famille qui ne dééfend plus leurs causes. Ile ne cesse de faire la girouette et ne sait pas dans quelle position se mettre. J’avais envie de lui crié : mais bordel arrête de te laisser faire, tu ne vois donc pas ce qu’il se passe autour de toi? Mais finalement on se rend compte qu’en fait il est comme beaucoup le serait à sa place, tiraillé entre son amour pour sa famille et son amour pour Cody.

Et il y a Kai, je ne parlerai pas beaucoup de lui, car cette homme reste un mystère. Il se bat pour la cause des Ones, mais ses excès me font peur. Il tente de profiter de Cody, et j’ai peur qu’il ne la garde avec lui uniquement pour l’utiliser, car il ressent sa force de caractère et sa détermination.

J’ai pris beaucoup de plaisir à lire cette dystopie que je n’ai pas pu lâcher avant la dernière page. Un récit exaltant, bluffant qui nous tient en haleine. Les rebondissements sont inattendus, intenses.

Tout ici est bien travaillé, bien écrit et vous transportera sans conteste dans cet univers qui sera peut-être un jour notre futur. Comme dans toute dystopie digne de ce nom on y retrouve un aspect politique prenant, mais aussi un côté historique se rapportant à la seconde guerre mondiale qui fait froid dans le dos.
En bref pour moi c’est un énorme coup de cœur que je ne peux que vous conseillez. Ce livre est pour moi la meilleure dystopie qu’il m’a été donné de lire. Et j’attends la suite de pied ferme

Merci à Marion et Déborah des Editions Hugo&Cie et la collection New Way pour ce service presse.

#Milie